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Mali : une délégation du FMI reçue à la Primature

ByÉquipe LeJourPile

Fév 21, 2025

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Le Premier ministre malien, le général Abdoulaye Maïga, a accueilli, jeudi 20 février 2025, une délégation du Fonds Monétaire International (FMI) à la Primature. Conduite par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, ladite délégation avait pour objectif de faire le point sur la mission en cours. Aussi, de recueillir les orientations du Premier ministre pour renforcer l’efficacité de la coopération entre le Mali et le FMI. Notamment dans le cadre de négociations visant l’octroi d’une Facilité de Crédit Rapide (FCR) au Mali, sujet sur lequel ont porté les discussions.

Montie Mlachila, Adjoint au Département Afrique du FMI et chef de la délégation, a réaffirmé le soutien de l’institution à la stabilité économique et à la croissance durable du Mali, notamment à travers des réformes économiques et financières.

Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a exprimé sa satisfaction quant au déroulement des négociations et a souligné l’importance du FMI en tant que partenaire privilégié du Mali. Il a également dressé un tableau de la situation socio-politique du pays, rappelant que le Mali avait, à un moment donné, perdu le contrôle de 70 % de son territoire en raison de l’insécurité. Cette situation particulière, selon lui, doit être prise en compte dans les décisions internationales concernant le pays. Le Chef du gouvernement a réaffirmé l’engagement des autorités de la Transition à assumer pleinement leurs responsabilités et a invité la délégation du FMI à faire preuve d’une compréhension accrue des réalités maliennes. Il a également présenté la nouvelle dynamique de la Confédération des États du Sahel (AES).

Cette mission, la troisième du genre, témoigne de la confiance renouvelée du FMI envers le Mali, dont la croissance économique reste notable malgré un contexte mondial difficile.  Elle intervient après un épisode de malentendu entre le FMI et les autorités maliennes en janvier 2025. À cette période, des discussions à huis clos avaient eu lieu pour résoudre des différends concernant certaines dettes du pays. Les autorités maliennes s’étaient alors engagées à régler plusieurs arriérés, dans le but de maximiser leurs chances d’obtenir un soutien financier accru de la part du FMI.

Loba Perez

Équipe LeJourPile