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La 22ᵉ édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM) s’est ouverte le vendredi 28 novembre soir, dans un éclat de lumière et sous les applaudissements d’un public venu célébrer le cinéma mondial. Stars marocaines, figures internationales et jeunes talents ont foulé le traditionnel tapis rouge, donnant le coup d’envoi d’une semaine dédiée à la création cinématographique, qui se poursuivra jusqu’au 6 décembre.
Parmi les moments les plus attendus de la soirée figurait l’arrivée du président du Jury, le réalisateur sud-coréen Bong Joon Ho, oscarisé pour Parasite et Palme d’Or à Cannes. À ses côtés, un jury prestigieux, mêlant diversité artistique et regards pluriels :
– le cinéaste brésilo-algérien Karim Aïnouz,
– le réalisateur marocain Hakim Belabbes,
– la réalisatrice française Julia Ducournau,
– l’acteur et cinéaste iranien Payman Maadi,
– l’actrice américaine Jenna Ortega,
– la scénariste et réalisatrice canadienne Celine Song,
– l’actrice anglo-argentine Anya Taylor-Joy.
Un festival riche, vibrant et profondément ancré dans le monde
Dans son discours d’ouverture, Bong Joon Ho a salué la vitalité exceptionnelle du FIFM, rappelant la diversité des films présentés depuis sa création et l’importance du festival dans le paysage culturel international. Il s’est dit « honoré » de contribuer à une édition qui met en avant, cette année encore, la richesse de la création marocaine.
Un hommage émouvant a été rendu à la légende du cinéma égyptien et arabe Hussein Fahmi, qui a reçu l’Étoile d’Or des mains de la star Youssra, sous les ovations du public.
La soirée s’est poursuivie avec la projection du film “Dead Man’s Wire” de Gus Van Sant, inspiré de l’histoire vraie de Tony Kiristis, un homme acculé par les dettes.
Une compétition relevée et un Maroc au centre du 7ᵉ art
Treize longs métrages sont en lice cette année pour décrocher l’Étoile d’Or, récompense phare du festival. Depuis plus de vingt ans, le FIFM s’est imposé comme un carrefour d’échanges culturels, un lieu où les talents émergents rencontrent les maîtres du cinéma mondial.
Dans un message publié sur le site officiel, le prince Moulay Rachid, président de la Fondation du festival, rappelle le rôle pionnier du FIFM :
« En un peu plus de deux décennies, le festival a inscrit le Maroc sur la carte des grands rendez-vous cinématographiques internationaux. »
Il souligne également le développement de l’Atlas Programs, une initiative regroupant les Ateliers de l’Atlas, Atlas Station, Atlas Distribution et Atlas Press, conçue pour accompagner de manière globale les nouvelles générations de créateurs, de l’écriture jusqu’à la diffusion.
La 22ᵉ édition du FIFM s’annonce ainsi comme un rendez-vous majeur, célébrant à la fois la diversité, la créativité et l’avenir du cinéma mondial.
Ljp
