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Orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire : Ahoua Don Mello appelle à s’attaquer aux réseaux de la « mafia de l’or »

ByÉquipe LeJourPile

Août 19, 2026

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L’orpaillage clandestin continue de susciter de vives inquiétudes en Côte d’Ivoire. Face à l’extension du phénomène dans plusieurs régions du pays, Ahoua Don Mello, vice-président de l’Alliance internationale des projets stratégiques des BRICS et ancien ministre, appelle à une réponse plus structurée contre ce qu’il qualifie de « mafia de l’or ».

Selon le responsable politique, l’exploitation illégale des ressources aurifères s’est progressivement transformée en un système organisé, soutenu par des réseaux capables de mobiliser des moyens financiers et de bénéficier de complicités. Une évolution qui, estime-t-il, dépasse désormais le cadre d’une simple activité clandestine.

L’ancien ministre met surtout en garde contre les conséquences environnementales de cette exploitation. L’utilisation de substances comme le mercure et le cyanure dans certains sites contribuerait à la pollution des cours d’eau et des nappes phréatiques. La multiplication des sites d’extraction entraîne également une dégradation des sols et une destruction du couvert forestier.

Pour Ahoua Don Mello, les dégâts environnementaux ont des répercussions directes sur les populations rurales. La disparition progressive des terres cultivables menace l’activité agricole et pourrait, à terme, peser sur la souveraineté alimentaire du pays.

À cette situation s’ajoute une dimension sécuritaire. L’orpaillage clandestin pourrait servir de point d’ancrage à des réseaux criminels opérant au-delà des frontières et contribuer à fragiliser davantage certaines zones rurales.

Face à cette situation, le vice-président de l’Alliance internationale des projets stratégiques des BRICS estime que les opérations de déguerpissement, lorsqu’elles sont menées isolément, ne peuvent apporter une réponse durable. Il préconise plutôt de remonter les filières, d’identifier les financeurs et de démanteler les circuits économiques qui alimentent l’exploitation clandestine.

Mais la répression ne saurait, selon lui, constituer l’unique réponse. Il appelle également les pouvoirs publics à offrir aux jeunes des zones concernées des perspectives concrètes dans l’agriculture, la formation professionnelle et l’entrepreneuriat.

Pour Ahoua Don Mello, préserver les ressources naturelles et les terres agricoles doit désormais constituer un impératif national, au même titre que la lutte contre les réseaux criminels qui tirent profit de l’orpaillage clandestin.

Ljp