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A une vingtaine de kilomètres de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, des combats étaient en cours mercredi autour des localités de Nyiragongo et Kibumba. Tandis qu’à environ 70 km de la capitale provinciale, dans la localité de Ngungu, d’intenses combats sont en cours depuis plusieurs jours, toujours selon des sources locales et des habitants.
Les combats ont provoqué une nouvelle vague massive de déplacés, l’ONU évoquant la semaine dernière le chiffre de plus de 100 000 personnes ayant quitté leur foyer.
Dans le camp de déplacés de Bulengo, près de Goma, près de 2 500 personnes sont arrivées ces derniers jours, a dit à l’AFP le responsable Faustin Mahoro. Elles ont été installées dans des hangars dans le camp où s’entassaient déjà environ 38 500 familles.
A l’hôpital de Masisi et dans les bases de Médecins sans frontières, jusqu’à 10 000 personnes, dont de nombreuses familles avec enfants, sont venues chercher refuge, selon l’ONG. Plusieurs dizaines de blessés, pour la plupart des civils touchés par balles ou par des éclats d’obus, ont été soignés depuis début janvier.
Ces dernières semaines, le groupe armé, considéré par Kinshasa comme « un mouvement terroriste« , a gagné du terrain, prenant notamment le contrôle de Masisi, capitale administrative du territoire situé dans la province du Nord-Kivu. Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a reçu plus de 130 blessés à l’hôpital de Goma sur la même période.
L’armée congolaise, qui s’est dite « déterminée » à reprendre les territoires perdus, mène depuis plusieurs jours des contre-offensives et la situation reste confuse dans plusieurs zones.
Roland Yoboué
