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À l’issue d’une rencontre à Moscou, le président russe aurait assuré son homologue ghanéen que les ressortissants du Ghana ne seraient plus recrutés ni autorisés à s’engager dans le conflit ukrainien. Cette question figure parmi les six engagements annoncés par Accra à l’issue des échanges bilatéraux.
Le président russe Vladimir Poutine a donné des assurances à son homologue ghanéen, John Dramani Mahama, concernant la participation de ressortissants du Ghana à la guerre en Ukraine. Selon une communication des autorités ghanéennes publiée après leur rencontre à Moscou, le dirigeant russe s’est engagé à ce que ses compatriotes ne soient plus autorisés à prendre part au conflit, que ce soit à travers des recrutements irréguliers ou des engagements volontaires.
Cette assurance aurait été formulée le 30 octobre 2026, lors d’un entretien entre les deux chefs d’État, en marge du troisième sommet Russie-Afrique. Le président Mahama avait alors exprimé ses préoccupations face à l’implication de Ghanéens dans les opérations militaires en Ukraine.
Six engagements annoncés après la rencontre
La question du recrutement des ressortissants ghanéens figure parmi les six engagements présentés par Accra à l’issue de cette rencontre bilatérale. Les discussions ont également porté sur plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’énergie, la défense, l’agriculture et l’enseignement supérieur.
Parmi les annonces figure un projet de coopération avec la Russie pour la construction d’une centrale nucléaire d’une capacité de 2 000 mégawatts. Les deux pays envisagent également de renforcer leurs échanges dans les domaines militaire et agricole.
De son côté, Vladimir Poutine a réaffirmé la volonté de Moscou de consolider ses relations avec Accra. Il a rappelé que les deux États entretiennent des relations diplomatiques depuis 1958. Le président russe a par ailleurs indiqué que 649 étudiants ghanéens poursuivaient actuellement leurs études en Russie et que les échanges commerciaux entre les deux pays avaient augmenté de 6 % entre janvier et août 2026.
Les recrutements de ressortissants africains préoccupent plusieurs pays
La participation de citoyens africains à la guerre en Ukraine suscite des inquiétudes grandissantes sur le continent. Plusieurs gouvernements, notamment ceux du Kenya, de l’Afrique du Sud, du Nigeria et de la Gambie, ont alerté sur des pratiques de recrutement qui conduiraient de jeunes Africains vers le front après leur arrivée en Russie.
Selon les préoccupations exprimées par ces pays, certains candidats seraient attirés par des promesses d’emplois rémunérés, de postes dans la sécurité ou d’opportunités d’études, avant de se retrouver engagés dans des activités militaires.
Des estimations évoquent environ 1 500 combattants africains, originaires notamment du Kenya, de l’Afrique du Sud, du Nigeria, du Ghana et de la Tanzanie. Ces recrutements reposeraient sur des réseaux d’intermédiaires qui profiteraient de la vulnérabilité économique de candidats à l’émigration, en leur proposant des contrats présentés comme civils.
L’engagement annoncé par Vladimir Poutine, tel que rapporté par les autorités ghanéennes, intervient ainsi dans un contexte de préoccupations croissantes de plusieurs États africains sur le sort de leurs ressortissants impliqués dans le conflit ukrainien.
Ljp
