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Le président de la Transition malienne, le général Assimi Goïta, a reçu le 7 octobre 2025 au Palais de Koulouba les présidents des organes législatifs du Mali, du Niger et du Burkina Faso, dans un contexte de renforcement de la Confédération de l’Afrique sahélienne (AES).
Cette rencontre symbolise une nouvelle étape dans la construction institutionnelle de la Confédération, créée le 6 juillet 2024 à Niamey. L’AES regroupe ces trois pays autour d’objectifs communs : sécurité, gouvernance et développement. La délégation, dirigée par le président du Conseil national de Transition du Mali, général de corps d’armée Malick Diaw, comprenait Mamoudou Harouna Djingarey, président du Conseil consultatif de la refondation du Niger, ainsi que d’autres responsables parlementaires.
Au cœur des discussions : la coopération législative et la préparation du futur Parlement de l’AES, dont les avant-projets de textes ont été validés en septembre à Ouagadougou. Les parlementaires ont réaffirmé leur engagement à bâtir des institutions communes guidées par la devise : « Un Espace, Un Peuple, Un Destin ».
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des travaux initiés lors de la réunion ministérielle de Bamako en février 2025, visant à structurer la Confédération sur les plans politique et économique. Elle intervient également après le retrait conjoint du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO, officialisé en janvier 2025, un mouvement qui réaffirme la volonté de ces États de défendre leur souveraineté et de mutualiser leurs réponses face aux défis sécuritaires.
Pour le général Goïta, la consolidation de l’AES passe par une coordination étroite et une adaptation constante aux enjeux du Sahel. Les parlementaires ont salué la vision commune des chefs d’État et la cohésion croissante entre les peuples sahéliens. La rencontre à Bamako confirme que l’AES s’impose progressivement comme un cadre politique et stratégique de premier plan, capable de porter des politiques économiques harmonisées et de développer des projets d’infrastructures communs.
LJP
