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La grève de 7 jours déclenchée ce 9 septembre 2025 par la Coalition Plus regroupant les agents des collectivités territoriales, révèle une colère profonde mais aussi une fracture syndicale. Entre sentiment d’abandon et appel au dialogue, les agents des collectivités territoriales n’avancent pas d’un seul pas.
Ils se sentent « oubliés » par l’État. À travers la grève baptisée « Y en a marre », la Coalition Plus exprime l’exaspération des agents des collectivités territoriales, qui dénoncent le non-versement d’indemnités pourtant promises.
Mais la mobilisation n’a pas fait tache d’huile partout. Si certaines régions comme le N’Zi et le Sud-Comoé ont observé l’arrêt de travail, dans d’autres, de Daloa à Bouaké, les services municipaux sont restés actifs.
Les divisions syndicales pèsent lourd. Une Plateforme de sept syndicats puissants a clairement tourné le dos à la grève, préférant poursuivre le dialogue avec le gouvernement. Elle rappelle les avancées obtenues ces derniers mois : indemnités de logement, primes, et même un code de déontologie pour la police municipale.
La bataille des arguments est lancée : d’un côté, la dénonciation du « mépris » de l’État ; de l’autre, la défense du compromis social.
LJP
