👁 8,442 vues
Présidant sa première session ordinaire à la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le président sierra-léonais Julius Maada Bio a appelé dimanche à une accélération de l’intégration économique dans un contexte régional marqué par des crises politiques majeures.
Ouvrant la 68ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement à Abuja, le président Bio a dénoncé la multiplication des changements inconstitutionnels de gouvernement dans la sous-région, les qualifiant de « menace pour la stabilité régionale ». Il a réaffirmé l’engagement de la Cédéao envers la gouvernance démocratique alors que la région traverse des turbulences sans précédent.
Le sommet se tient dans un climat tendu, à trois semaines du coup d’État du 26 novembre en Guinée-Bissau et de la tentative de putsch déjouée le 7 décembre au Bénin. Pour tenter de rétablir l’ordre constitutionnel à Bissau, Julius Maada Bio s’était rendu sur place début décembre, sans parvenir à la libération des responsables politiques détenus.
Dans son allocution, le président sierra-léonais a appelé les États membres à renforcer le marché unique de la Cédéao, à promouvoir la libéralisation du commerce et à développer les infrastructures transfrontalières afin de consolider l’intégration économique régionale. Il a également annoncé une nouvelle mesure visant à réduire les coûts du transport aérien dans l’espace communautaire à partir du 1er janvier 2026.
Ljp
Cette session intervient également dans un contexte de rupture du dialogue avec l’Alliance des États du Sahel (AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger, qui ont quitté l’organisation régionale.
Plusieurs chefs d’État et de gouvernement, dont les présidents du Sénégal et de la Gambie, ainsi que le vice-président ivoirien Tiémoko Meyliet Koné, participent à ce sommet dédié aux enjeux de paix, de sécurité et de stabilité politique en Afrique de l’Ouest.
