• sam. Mar 14th, 2026

Burkia Faso: Jean Emmanuel Ouédraogo inaugure des unités de production d’aliments piscicoles à Bobo-Dioulasso

ByÉquipe LeJourPile

Mar 14, 2026

👁 6,117 vues

Le Premier ministre burkinabè, Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé le vendredi 13 mars 2026, à Bobo-Dioulasso à l’inauguration de nouvelles unités industrielles dédiées à la production d’aliments pour poissons. Cette initiative vise à renforcer la filière piscicole nationale et à soutenir l’objectif du gouvernement d’accroître la production halieutique du Burkina Faso.

Un projet inscrit dans l’Offensive agropastorale et halieutique

La mise en service de ces infrastructures s’inscrit dans le cadre de l’Offensive agropastorale et halieutique lancée par les autorités burkinabè sous l’impulsion du président du Faso, Ibrahim Traoré.

Ce programme stratégique vise notamment à porter la production nationale de poisson à 100 000 tonnes, afin de réduire la dépendance aux importations et de renforcer la sécurité alimentaire du pays.

Plus de 1,5 milliard FCFA investis

Pour concrétiser cette initiative, le gouvernement a mobilisé plus de 1,5 milliard de francs CFA à travers le ministère en charge de l’Agriculture pour l’acquisition de deux usines modernes de fabrication d’aliments piscicoles.

La première unité est installée à Bobo-Dioulasso et la seconde à Bagré. Chacune dispose d’une capacité de production comprise entre 1,5 et 2 tonnes d’aliments par heure.

Une troisième unité, également implantée à Bobo-Dioulasso, vient compléter le dispositif avec une capacité estimée à environ une tonne par heure.

Une gestion confiée à des structures publiques

L’exploitation des deux unités de Bobo-Dioulasso sera assurée par la société d’État FASO GUULGO, spécialisée dans la production d’aliments destinés à la volaille, au bétail et aux poissons.

L’unité installée à Bagré sera pour sa part gérée par Faso Agropole, structure impliquée dans le développement des chaînes de valeur agricoles.

Renforcer la filière piscicole nationale

Selon les autorités, ces nouvelles installations devraient permettre de réduire la dépendance du pays aux aliments piscicoles importés, tout en améliorant la compétitivité des producteurs locaux.

Elles contribueront également à sécuriser l’approvisionnement des exploitations aquacoles, notamment celles utilisant des cages flottantes dans plusieurs plans d’eau du pays.

Au-delà de l’essor de la pisciculture, le gouvernement burkinabè estime que ces investissements participeront à la création d’emplois pour les jeunes, au dynamisme de la filière halieutique et au renforcement de la sécurité alimentaire nationale au Burkina Faso.

Ljp