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La Côte d’Ivoire entre dans la course spatiale africaine : cap sur le rang de 18e pays doté de satellites sur le continent

ByÉquipe LeJourPile

Mai 1, 2026

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La Côte d’Ivoire affiche désormais une ambition claire : intégrer le cercle des nations africaines engagées dans les technologies spatiales. Le pays vise à devenir le 18e État du continent à disposer de satellites, a annoncé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, jeudi 30 avril 2026 à Abidjan.

Cette déclaration a été faite lors de l’ouverture officielle de l’Africa Space Expo (ASPEX 2026), organisée sur l’esplanade du Sofitel Hôtel Ivoire, un événement dédié à la promotion des sciences spatiales et de l’innovation technologique en Afrique.

Une stratégie de souveraineté et de développement

Selon le ministre, 17 pays africains disposent déjà de satellites opérationnels, parmi lesquels le Nigeria, le Ghana et le Sénégal. La Côte d’Ivoire entend désormais rejoindre ce groupe, dans une logique de souveraineté technologique et de développement économique.

« Aujourd’hui, 17 États africains disposent de satellites. La Côte d’Ivoire sera bientôt le 18ᵉ », a affirmé Adama Diawara, soulignant l’importance stratégique de cette orientation pour la sécurité, la gestion des ressources et la planification du développement.

Une agence spatiale nationale en préparation

Pour concrétiser cette vision, les autorités ivoiriennes travaillent à la mise en place d’une agence spatiale nationale. Le futur siège provisoire est en cours de réhabilitation à Yamoussoukro, au sein de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB).

Cette structure devrait bientôt être opérationnelle avec la nomination de sa direction générale et l’allocation d’un budget de lancement.

Des projets concrets déjà engagés

En parallèle de cette structuration institutionnelle, la Côte d’Ivoire avance déjà sur des projets techniques, notamment la conception de deux nanosatellites destinés à être placés en orbite basse.

Ces satellites permettront de produire des données essentielles pour plusieurs secteurs stratégiques : agriculture et rendement agricole, prévisions météorologiques, gestion des ressources naturelles, sécurité et surveillance territoriale.

Le spatial, un levier de développement assumé

Le ministre Adama Diawara a insisté sur le fait que le spatial n’est plus un domaine réservé aux grandes puissances, mais un outil de développement accessible et nécessaire pour les États africains.

Pour lui, l’enjeu principal réside dans l’intégration de ces technologies aux politiques publiques afin de répondre aux défis économiques et sociaux.

ASPEX 2026 : un tremplin pour l’écosystème spatial africain

Prévu du 24 au 26 septembre 2026 au Parc des expositions d’Abidjan, l’Africa Space Expo (ASPEX 2026) servira de plateforme d’échanges entre décideurs, chercheurs, entreprises, investisseurs et innovateurs du secteur spatial.

L’événement entend positionner Abidjan comme un hub régional des technologies spatiales et de l’innovation scientifique en Afrique.

Une ambition qui change de dimension

Avec cette annonce, la Côte d’Ivoire confirme son entrée progressive dans une nouvelle ère technologique.

Au-delà de la symbolique, cette stratégie traduit une volonté de transformation structurelle de l’économie nationale, où les technologies spatiales deviennent un outil au service de la planification, de la sécurité et du développement durable.

Loba Perez