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Castel frappe fort à Ferké : SUCAF Côte d’Ivoire inaugure une méga-distillerie et ouvre un nouveau chapitre industriel en Côte d’Ivoire

ByÉquipe LeJourPile

Mai 9, 2026

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La Côte d’Ivoire industrielle vient de franchir un cap stratégique. Ce jeudi 7 mai 2026, au cœur du complexe sucrier de Ferké 2, dans le nord du pays, SUCAF Côte d’Ivoire, filiale du groupe Somdia et pôle agro-industriel du géant Castel, a officiellement inauguré sa nouvelle distillerie industrielle. Une réalisation majeure qui marque un tournant dans la transformation locale des ressources agricoles et dans l’ambition ivoirienne de bâtir des filières industrielles intégrées et compétitives.

Ferké 2, nouveau symbole de l’industrialisation ivoirienne

Avec cette nouvelle infrastructure, SUCAF CI renforce considérablement son dispositif de valorisation de la canne à sucre en intégrant davantage sa chaîne de production. Cette distillerie devrait permettre une meilleure exploitation des sous-produits issus de la transformation sucrière, tout en consolidant l’autonomie industrielle du groupe dans ses approvisionnements.

Au-delà de l’inauguration d’un simple site industriel, c’est une vision économique plus large qui se dessine : transformer localement, créer de la valeur ajoutée, renforcer la compétitivité et accélérer l’industrialisation.

Castel affiche clairement ses ambitions en Côte d’Ivoire

Présent lors de cette cérémonie stratégique, le Directeur Général du groupe Castel, Gregory Clerc, a livré un message fort sur la place de la Côte d’Ivoire dans la stratégie africaine du groupe.

« Cette inauguration illustre la soif d’entreprendre qui guide notre action en Afrique. Cette distillerie ouvre un nouveau chapitre, nous permet de mieux intégrer nos approvisionnements et confirme notre confiance dans la capacité de la Côte d’Ivoire à bâtir des filières industrielles fortes et compétitives », a-t-il déclaré.

À travers cette sortie, Castel confirme sa volonté de renforcer son ancrage dans l’économie ivoirienne, en misant sur des investissements structurants dans l’agro-industrie.

Une logique de transformation locale et de souveraineté économique

Cette nouvelle distillerie s’inscrit dans une dynamique plus large portée par les autorités ivoiriennes : promouvoir la transformation locale des matières premières, réduire la dépendance aux importations et développer des chaînes de valeur industrielles capables de générer emplois, recettes et compétitivité.

Dans une région comme Ferkessédougou, historiquement marquée par la production sucrière, ce type d’investissement peut également renforcer le tissu économique local, stimuler l’emploi et consolider les écosystèmes industriels régionaux.

SUCAF CI, un acteur stratégique du secteur sucrier

Déjà acteur majeur de l’industrie sucrière nationale, SUCAF Côte d’Ivoire poursuit ainsi sa mutation vers un modèle plus intégré, où la production agricole ne se limite plus à l’exploitation primaire mais devient le socle d’une stratégie industrielle complète.

L’ouverture de cette distillerie pourrait aussi repositionner davantage l’entreprise dans des segments à plus forte valeur ajoutée, tout en renforçant sa résilience économique.

Ferké, laboratoire de la nouvelle ambition industrielle

Avec cette inauguration, Ferké 2 ne symbolise plus seulement la production sucrière ; le site devient désormais l’un des visages de la montée en puissance industrielle de la Côte d’Ivoire.

Dans un contexte continental où la compétitivité passe de plus en plus par la transformation locale, l’initiative de SUCAF CI et du groupe Castel apparaît comme un signal fort : l’Afrique ne veut plus seulement produire, elle veut transformer et industrialiser.

Une inauguration aux allures de déclaration économique

Au-delà du ruban coupé, cette distillerie envoie un message stratégique : la Côte d’Ivoire reste une terre d’investissement industriel crédible, capable d’attirer de grands groupes et de porter des projets à forte valeur structurante.

Pour Castel comme pour SUCAF CI, Ferké 2 devient ainsi bien plus qu’un site de production : un pari sur l’avenir industriel ivoirien.

Loba Perez, envoyé spécial.