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Le Burkina Faso, le Mali et le Niger veulent faire de l’industrialisation un moteur de leur souveraineté économique. Réunis à Ouagadougou dans le cadre d’une rencontre consacrée au commerce et à la production au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), les trois pays ont affiché leur volonté d’accélérer la transformation locale de leurs ressources et de renforcer les échanges intra-confédéraux.
Ouvrant les travaux, le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a appelé les responsables politiques et économiques à passer à une phase plus opérationnelle de la construction économique de l’AES. Selon lui, la transformation structurelle des économies sahéliennes passe nécessairement par la valorisation locale des matières premières et la réduction de la dépendance aux exportations de produits bruts.
Les discussions ont porté sur plusieurs priorités stratégiques, notamment le développement d’industries locales, l’amélioration de la circulation des biens entre les trois pays et l’harmonisation des cadres réglementaires pour soutenir les entreprises nationales.
Les participants ont souligné que le Burkina Faso, le Mali et le Niger disposent d’importantes richesses naturelles, notamment l’or, l’uranium et le pétrole, mais que leur faible transformation industrielle limite encore les retombées économiques pour les populations. L’agriculture, qui demeure le principal secteur d’activité dans l’espace sahélien, a également été identifiée comme un levier majeur de création de valeur à travers le développement de filières agro-industrielles régionales.
Pour les autorités de l’AES, l’enjeu est désormais de bâtir un marché intégré capable de stimuler la production, l’investissement et l’emploi, tout en renforçant la résilience économique de la Confédération.
Présidant actuellement la Conférence des chefs d’État de l’AES, le Burkina Faso a réaffirmé sa détermination à faire de l’intégration économique un pilier de la souveraineté du bloc sahélien. Les représentants du Mali et du Niger ont, pour leur part, réitéré leur engagement en faveur d’une économie davantage tournée vers la production, la transformation locale et le développement durable.
Ljp
