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La compagnie minière Allied Gold a assuré que les activités de la mine de Sadiola se poursuivent normalement, sans interruption de la chaîne d’approvisionnement. Le site, situé dans la région de Kayes à l’ouest du Mali, demeure l’un des principaux actifs aurifères du pays.
Exploitée à ciel ouvert par la Société d’exploitation des mines d’or de Sadiola (SEMOS), la mine est détenue à 80 % par Allied Gold et à 20 % par l’État malien. Elle figure parmi les plus anciennes exploitations industrielles du pays et conserve une place centrale dans la production aurifère nationale.
Selon les données communiquées par la société, Allied Gold maintient ses prévisions de production à environ 50 000 onces au deuxième trimestre 2026, avec un objectif annuel compris entre 200 000 et 230 000 onces d’or.
Parallèlement, la compagnie poursuit un programme d’optimisation de l’usine de traitement. Celui-ci inclut l’amélioration du circuit de production, l’automatisation de certaines installations, le renforcement de la récupération métallurgique ainsi que l’ajout d’un épaississeur de pré-lixiviation. Ces investissements visent à accroître progressivement la capacité de traitement et à adapter le site à une part plus importante de minerai frais.
Les ressources de Sadiola restent importantes. À fin 2025, Allied Gold estimait les réserves prouvées et probables à 6,811 millions d’onces, tandis que les ressources mesurées et indiquées atteignaient 9,557 millions d’onces, auxquelles s’ajoutent 1,656 million d’onces de ressources inférées. La durée de vie de la mine est ainsi évaluée à plus de 19 ans.
Le développement du site s’appuie également sur des gisements satellites, notamment Korali-Sud (Diba), dont le minerai doit être traité dans les installations de Sadiola afin de soutenir la production à moyen terme.
Cette stabilité opérationnelle intervient dans un contexte de recul de la production aurifère industrielle au Mali en 2025, estimée à 42,2 tonnes contre 54,8 tonnes l’année précédente, en raison notamment des difficultés rencontrées par certains grands complexes miniers.
Dans ce paysage, B2Gold s’est imposé comme premier producteur industriel avec la mine de Fekola, tandis qu’Allied Gold renforce sa position grâce à Sadiola et à ses projets satellites. L’ensemble du secteur évolue sous l’encadrement du Code minier de 2023, qui vise à accroître les retombées économiques nationales de l’exploitation aurifère.
Pour 2026, les perspectives de Sadiola en font un site clé dans la dynamique de redressement de la production minière malienne, sous réserve de la continuité des opérations et de la poursuite des investissements techniques annoncés.
Ljp
