👁 7,157 vues
Le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Amédé Koffi Kouakou, a effectué dimanche 23 août 2026 une visite de terrain dans les régions du Gbêkê et du Hambol, afin d’évaluer l’état des infrastructures hydrauliques et les conditions d’approvisionnement des populations en eau potable.
À Bouaké, le ministre s’est rendu notamment à l’usine de traitement d’eau potable de la Loka, où il a examiné les capacités de production ainsi que les difficultés liées à la distribution. Il a également attiré l’attention sur les menaces qui pèsent sur les ressources en eau, particulièrement au niveau de la rivière Kan et du lac de Gonfreville.
Selon lui, l’installation de populations à proximité des retenues favorise le rejet d’eaux usées et complique le traitement de l’eau. Il a ainsi appelé à une meilleure protection des périmètres réservés aux ouvrages hydrauliques.
« Les populations doivent faire attention aux lotissements qui deviennent une menace pour nos ressources en eau », a-t-il averti, invitant les autorités locales à renforcer leur vigilance.
Bouaké confrontée à un déficit de canalisations
Amédé Kouakou s’est toutefois félicité de la capacité de production de l’usine de Bouaké, estimée à plus de 88 000 m³. Mais une partie de cette production ne parvient pas jusqu’aux populations en raison de l’insuffisance du réseau de canalisations.
Le ministre a assuré que des dispositions sont en cours pour remédier à cette situation.
« Le gouvernement travaille. Le Premier ministre nous a instruits, nous avons préparé le dossier et il est actuellement au niveau de la prise de décision au sein du gouvernement », a-t-il expliqué.
La réalisation des infrastructures nécessaires devrait permettre d’améliorer considérablement la desserte en eau potable de Bouaké et des localités environnantes. Selon le ministre, les capacités disponibles pourraient assurer un approvisionnement satisfaisant de la ville et des communes voisines pendant plusieurs années.
À Niakara, une situation en amélioration
La mission s’est poursuivie à Niakara, où le ministre a inspecté la retenue d’eau qui alimente la ville.
L’ouvrage, vieux d’environ 50 ans, a été à l’origine de longues périodes de pénurie, pouvant atteindre six mois, notamment en raison de son manque d’entretien. Amédé Kouakou a toutefois constaté une amélioration de la situation, avec une retenue actuellement bien remplie et une capacité de production en hausse.
« Pendant un an et demi, ces populations pourront être servies correctement », s’est-il réjoui.
Le ministre a néanmoins appelé le préfet de Niakara ainsi que les autorités politiques et administratives à préserver durablement la retenue, particulièrement face aux opérations de lotissement réalisées aux abords du lac.
Cette visite traduit la volonté du gouvernement de sécuriser les ressources en eau, renforcer les infrastructures de distribution et améliorer durablement l’accès à l’eau potable dans les villes de l’intérieur du pays.
Ljp
