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Le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, a présidé lundi 24 août 2026 à Niamey l’ouverture de la session inaugurale du Parlement de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette cérémonie marque l’installation officielle de cette nouvelle institution commune au Burkina Faso, au Mali et au Niger.
Composé de 45 députés, à raison de 15 représentants par État membre, le Parlement confédéral constitue, selon le chef du gouvernement nigérien, une nouvelle étape dans la construction de l’espace communautaire sahélien.
Une institution au cœur de la Confédération
Dans son intervention, Ali Mahamane Lamine Zeine a rappelé que l’AES, créée le 16 septembre 2023 avant d’être transformée en Confédération le 6 juillet 2024, repose sur la volonté des trois pays de construire un espace « souverain, solidaire et intégré ».
Cette coopération s’articule notamment autour de la défense et de la sécurité, de la diplomatie ainsi que du développement économique et social.
Le Premier ministre nigérien a cité plusieurs initiatives déjà engagées, notamment la mise en place d’une force unifiée d’environ 5 000 hommes destinée à renforcer la lutte contre le terrorisme.
Sur le plan économique, il a également évoqué la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), dotée d’un capital initial annoncé de 500 milliards de francs CFA, avec pour ambition de soutenir les projets de développement et la souveraineté économique des trois États.
Le Parlement, un nouvel instrument institutionnel
La coopération s’étend également au secteur de l’information et de la communication avec la mise en place d’AES TV, basée à Bamako, d’une radio confédérale installée au Burkina Faso et d’une agence d’information confédérale dont la création est prévue à Niamey.
Pour Ali Mahamane Lamine Zeine, l’installation du Parlement constitue désormais une étape déterminante dans la consolidation des institutions communes.
Les 45 députés confédéraux seront appelés à se réunir en session afin de délibérer et de formuler des avis sur les principales questions concernant la Confédération.
« À travers cette session inaugurale, notre Confédération poursuit ainsi, avec détermination, la construction progressive d’un espace davantage intégré, souverain et résolument tourné vers les aspirations de nos peuples », a déclaré le Premier ministre nigérien.
Cette première session parlementaire vient ainsi renforcer l’architecture institutionnelle de l’AES, engagée depuis 2023 dans la construction d’un cadre de coopération plus étroit entre Ouagadougou, Bamako et Niamey.
Ljp
