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Kidal : l’armée malienne entre dans la ville après le retrait des combattants du FLA

ByÉquipe LeJourPile

Oct 7, 2026

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Coup de théâtre à Kidal. Le Front de libération de l’Azawad (FLA) a annoncé mardi 6 octobre 2026 le retrait de ses combattants de la ville, avant l’entrée des forces armées maliennes et de leurs partenaires russes. Plusieurs sources concordantes rapportent que Kidal est désormais sous contrôle des FAMa.

Dans un communiqué signé par Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole du mouvement, le FLA parle d’un « repli stratégique et maîtrisé ». Il affirme avoir ordonné le départ de ses éléments pour préserver les vies humaines et maintenir ses capacités, après l’intensification des opérations aériennes dans la région. Le mouvement précise que son retrait s’est effectué sans affrontement terrestre direct.

Une offensive qui s’intensifie

Quelques heures plus tôt, l’état-major général des Armées avait annoncé que les FAMa, en coordination avec leurs partenaires russes, avaient engagé des « opérations aéroterrestres d’envergure » dans la région de Kidal.

Ces opérations s’inscrivent dans la réadaptation du dispositif de Dougoukoloko, alors que les forces maliennes avaient renforcé leur présence autour de plusieurs secteurs stratégiques.

La pression militaire s’est également accompagnée de frappes dans la zone de Kidal et dans ses environs ces derniers jours. Le FLA dit avoir pris en compte cette évolution dans sa décision de quitter la ville.

Une ville à forte charge symbolique

Kidal demeure l’un des principaux foyers historiques de la rébellion touareg au Mali. Reprise par l’armée malienne en novembre 2023, la ville avait de nouveau basculé sous le contrôle du FLA à la fin du mois d’avril 2026.

Son retour dans le giron de Bamako constitue donc un événement militaire majeur.

Mais le FLA assure que son retrait ne signifie pas la fin de son combat. La question est désormais de savoir si l’armée malienne pourra maintenir durablement sa présence dans cette région vaste et difficile à sécuriser.

À Kidal, la bataille pour la ville semble avoir été remportée par Bamako. Celle du contrôle durable du nord reste, elle, ouverte.

Ljp