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AES : le Burkina Faso et le Mali évaluent l’An II et appellent à accélérer la mise en œuvre des projets communs

ByÉquipe LeJourPile

Août 26, 2026

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À Bamako, des experts burkinabè et maliens ont procédé lundi à une revue à mi-parcours de la feuille de route de l’An II de la Confédération des États du Sahel (AES). Les travaux ont permis de relever plusieurs avancées dans la construction de l’espace confédéral, mais également des insuffisances en matière de financement, de chiffrage et de coordination.

La rencontre a été coprésidée par Moustapha Traoré, secrétaire général du ministère malien des Affaires étrangères, et Bassolma Bazié, président de la Commission nationale AES du Burkina Faso.

L’objectif était d’examiner le niveau de mise en œuvre des engagements inscrits dans la feuille de route, d’harmoniser les données disponibles et de proposer des ajustements pour les prochaines étapes de la présidence burkinabè.

Des acquis dans plusieurs secteurs

Les participants ont relevé des progrès dans la coordination sécuritaire, l’intégration des politiques socio-économiques et l’harmonisation des positions diplomatiques des trois États.

La mise en place progressive des institutions communes constitue également l’un des principaux acquis. La Banque confédérale pour l’investissement et le développement, dotée d’un capital initial annoncé de 500 milliards de francs CFA, a été lancée. La Force unifiée dispose pour sa part d’un état-major installé à Niamey.

Le Parlement confédéral, composé de 45 députés issus des trois pays, a également été installé le 24 août dans la capitale nigérienne.

Le défi du financement et de l’exécution

Malgré ces avancées, les experts estiment nécessaire de renforcer le passage des décisions à leur mise en œuvre effective. La budgétisation des actions prévues apparaît notamment comme une priorité afin d’identifier leur coût et les mécanismes de financement nécessaires.

La libre circulation des personnes et des biens demeure également un chantier important. Des mesures sont envisagées autour des cartes nationales d’identité biométriques de l’AES, du renforcement des contrôles et de l’application de règles communes aux transporteurs.

Créée en 2024 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, la Confédération dispose désormais d’une architecture institutionnelle qui se consolide progressivement.

L’objectif de l’An II est désormais de transformer ces acquis institutionnels en projets opérationnels et en résultats tangibles pour les populations, particulièrement dans les domaines de la sécurité, du développement, des infrastructures et de l’intégration économique.

Ljp