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Le gouvernement ghanéen a entamé le rapatriement volontaire de ses ressortissants vivant en Afrique du Sud, dans un contexte marqué par une recrudescence des tensions anti-immigrés et des violences visant plusieurs communautés africaines.
Le premier groupe d’environ 300 Ghanéens a quitté Johannesburg mercredi depuis l’aéroport international OR Tambo, dans le cadre d’une opération coordonnée entre les autorités ghanéennes et sud-africaines. Femmes, enfants et familles figuraient parmi les personnes rapatriées.
Cette décision intervient après plusieurs semaines de manifestations et d’actes hostiles contre les étrangers dans certaines villes sud-africaines, sur fond de colère liée au chômage, à l’insécurité et à l’immigration clandestine. Des migrants originaires d’Afrique subsaharienne, notamment ghanéens et nigérians, ont été pris pour cible lors de ces tensions.
Selon les autorités ghanéennes, plus de 800 ressortissants se sont enregistrés auprès du Haut-commissariat du Ghana à Pretoria pour bénéficier du programme de retour volontaire.
Le Haut-commissaire du Ghana en Afrique du Sud, Benjamin Quashie, a indiqué que cette opération vise avant tout à garantir la sécurité des citoyens ghanéens et à apaiser les tensions diplomatiques suscitées par les violences récentes.
Accra entend également dénoncer les violences xénophobes récurrentes visant les ressortissants africains en Afrique du Sud. Plusieurs pays africains, dont le Nigeria, le Kenya, le Zimbabwe et le Malawi, ont d’ailleurs appelé leurs citoyens à la vigilance face à la détérioration du climat sécuritaire.
Malgré cette situation, les autorités sud-africaines ont condamné les attaques contre les étrangers tout en reconnaissant les tensions liées à l’immigration illégale. Pretoria affirme travailler avec les pays concernés afin d’éviter toute escalade diplomatique ou sécuritaire.
Ljp
