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Le président américain Donald Trump a décidé d’augmenter le plafond annuel de réfugiés admis aux États-Unis afin d’accueillir jusqu’à 10 000 Sud-Africains blancs supplémentaires, principalement issus de la communauté afrikaner.
Selon une décision présidentielle publiée le 27 mai 2026 dans le Journal officiel américain, le quota annuel de réfugiés passe de 7 500 à 17 500 personnes. La Maison Blanche justifie cette mesure par une « situation d’urgence » liée, selon Washington, à une montée des tensions raciales et des violences visant certains Sud-Africains blancs.
L’administration Trump accuse les autorités sud-africaines de ne pas suffisamment protéger les Afrikaners, descendants des colons européens installés en Afrique du Sud. Le président américain évoque notamment « une augmentation récente de l’incitation à la violence à caractère racial ».
Cette décision marque un nouveau tournant dans les relations déjà tendues entre Washington et Pretoria. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les tensions diplomatiques se sont multipliées entre les deux pays.
Le gouvernement américain reproche également à l’Afrique du Sud sa plainte déposée contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ) concernant la guerre à Gaza.
Selon des données du département d’État américain, la quasi-totalité des réfugiés admis aux États-Unis depuis le début de l’année budgétaire seraient des ressortissants sud-africains blancs, à l’exception de quelques Afghans.
L’administration Trump avait déjà signé en 2025 un décret ouvrant l’accès au statut de réfugié aux Afrikaners, avant d’accueillir un premier groupe de plusieurs dizaines de personnes. Une initiative fortement contestée par Pretoria, qui rejette les accusations de persécution systématique.
Les Afrikaners représentent une importante composante de la minorité blanche sud-africaine. Historiquement, cette communauté est associée au régime de l’apartheid, système de ségrégation raciale qui a dominé l’Afrique du Sud entre 1948 et le début des années 1990.
Cette nouvelle décision intervient également dans un contexte commercial tendu, marqué par l’imposition par Washington de lourdes taxes douanières sur certains produits sud-africains et par le boycott américain du sommet du G20 prévu à Johannesburg.
Ljp
