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Le Système des Nations unies entend renforcer son accompagnement du Burkina Faso dans la mise en œuvre de ses priorités nationales. Cette volonté a été réaffirmée lundi par le nouveau coordonnateur-résident de l’ONU dans le pays, Njoya Tikum, à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.
Nommé également coordonnateur humanitaire et agent habilité à la sécurité, Njoya Tikum effectuait cette rencontre dans le cadre de sa prise de contact avec les autorités burkinabè. Les échanges ont notamment porté sur l’avenir de la coopération entre le pays et le système onusien.
« Nous réaffirmons la disponibilité de tout le Système des Nations unies à accompagner le Burkina Faso, conformément à ses priorités », a déclaré le responsable.
Au cœur des discussions figure le Plan RELANCE 2026-2030, désormais présenté par les autorités comme le principal référentiel national en matière de développement. Le futur cadre de coopération entre le Burkina Faso et les Nations unies devra ainsi s’aligner sur les orientations définies par Ouagadougou.
Ouagadougou veut une coopération plus efficace
Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de privilégier des interventions susceptibles de produire des résultats mesurables et durables au profit des populations.
Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a notamment appelé à des actions « plus efficaces, mieux coordonnées », tout en réaffirmant la disponibilité du Burkina Faso à poursuivre un dialogue constructif avec ses partenaires.
Cette coopération devra toutefois s’inscrire dans le respect de la souveraineté du pays, de ses choix stratégiques et des aspirations de sa population, a-t-il souligné.
Pour sa part, Njoya Tikum a mis l’accent sur la nécessité d’améliorer la coordination entre les différentes agences onusiennes opérant au Burkina Faso. Une meilleure synergie devrait permettre d’éviter les chevauchements, de rationaliser les ressources et de concentrer davantage les interventions sur les priorités établies par les autorités.
Cette nouvelle dynamique intervient dans un contexte de réorientation des partenariats internationaux du Burkina Faso. Le pays souhaite désormais privilégier des coopérations davantage centrées sur ses propres priorités et évaluées en fonction de leur impact réel.
Avec le Plan RELANCE 2026-2030, Ouagadougou entend ainsi donner une nouvelle cohérence à son action de développement et orienter l’appui de ses partenaires vers les besoins identifiés au niveau national.
Ljp
