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Le Palais de la Culture de Treichville a vibré, le dimanche 7 juin 2026, au rythme des plus grands classiques de la musique ivoirienne. C’était à l’occasion du concert: « Une Philharmonie pour la Fête des Mères ». Un spectacle exceptionnel qui a réuni deux icônes de la chanson nationale, Aïcha Koné et Chantal Taïba, accompagnées par un impressionnant orchestre philharmonique d’une centaine de musiciens.
Organisé par l’association Cœur d’Ivoire en partenariat avec l’Orchestre des Amis de la Musique d’Abidjan (OAMA), l’événement s’inscrivait dans une démarche de préservation et de valorisation du patrimoine musical ivoirien et africain. Notamment, dans une célébration de la mémoire, de la culture et des femmes, portée par deux voix qui ont traversé les décennies sans perdre de leur éclat.
Pour les organisateurs, ce concert représentait bien plus qu’un simple spectacle. « Il s’agissait d’un véritable acte de transmission culturelle destiné à faire connaître aux jeunes générations les artistes qui ont façonné l’histoire musicale de la Côte d’Ivoire. Aussi mettre la musique ivoirienne au centre de la culture africaine », a fait savoir le directeur artistique et principal promoteur du concept:« Chœurs d’Ivoire », Pierre Kouamé.
Devant un public nombreux, venu célébrer les mamans tout en revisitant les grandes pages de la musique nationale, le président du comité d’organisation dudit Concert, Amon Kako, a rappelé la mission que s’est assignée l’association Cœur d’Ivoire : promouvoir la musique dite « classique » ivoirienne et africaine, notamment les œuvres intemporelles des années 1960 à 1990 qui continuent de traverser les générations.
« Nous voulons lutter contre l’oubli et préserver la mémoire de ces artistes qui ont accompagné les moments de joie et de tristesse de plusieurs générations d’Ivoiriens », a-t-il expliqué.
Amon Kako a toutefois souligné les difficultés financières auxquelles fait face un projet de cette envergure. Mobiliser une centaine de musiciens, assurer la logistique et maintenir un niveau artistique élevé nécessitent d’importants moyens. Il a ainsi lancé un appel au soutien des institutions publiques, des partenaires privés et des amoureux de la culture afin de garantir la pérennité de cette initiative patrimoniale.
Lancé en 2023, le projet a déjà permis de remettre en lumière les répertoires de plusieurs figures emblématiques de la scène musicale nationale. Cette nouvelle édition a offert au public une expérience inédite : redécouvrir les chansons d’Aïcha Koné et de Chantal Taïba dans des arrangements symphoniques majestueux.
Au-delà de l’ambiance électrique à couper le souffle, la soirée a également été marquée par un hommage appuyé à plusieurs acteurs majeurs de la musique ivoirienne. Notamment Georges Thaï Benson, présenté comme l’un des artisans du parcours des deux artistes célébrées.
Dans une ambiance empreinte d’émotion, de nostalgie et de communion, le public a accueilli avec ferveur les prestations des deux légendes de la chanson ivoirienne. L’apparition de Chantal Taïba, surnommée « la Reine du Matiko », et de la Diva Aïcha Koné, a notamment suscité une ovation nourrie. Leurs prestations ont témoigné de l’attachement du public à celles qui continuent de marquer la mémoire collective.
À travers « Une Philharmonie pour la Fête des Mères », Cœur d’Ivoire et l’OAMA ont réussi leur pari : offrir un spectacle d’exception tout en rappelant l’importance de préserver et transmettre l’héritage musical ivoirien.
Loba Perez
