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La salle résonne d’applaudissements nourris le samedi 28 juin 2025 à Abidjan-Plateau. Sur le pupitre, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, brandit les décrets fraîchement signés. Dans l’assistance, les représentants des filières animales et halieutiques affichent des visages rayonnants : leur combat pour une reconnaissance institutionnelle vient d’aboutir.
Lors de cette cérémonie solennelle, cinq Organisations interprofessionnelles agricoles (OIA) ont reçu leurs décrets de reconnaissance officielle. Il s’agit de l’INTERPORCI (porcine), INTERAQUA (aquacole), INTERPECHE-CI (pêche), OIA GR-CI (gros ruminants) et INTERPRu (petits ruminants).
Cette étape marque un tournant dans la mise en œuvre de la Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA 2022-2026), bras opérationnel de la vision présidentielle en matière de souveraineté alimentaire. « L’objectif est clair : responsabiliser les acteurs, structurer les filières, et bâtir un secteur résilient et performant », a martelé le ministre.
Vers une gouvernance inclusive des filières
Plus qu’une simple formalité, cette reconnaissance ouvre la voie à une gouvernance participative. Désormais, producteurs, transformateurs, commerçants et distributeurs disposent d’un cadre pour dialoguer, construire et peser dans les décisions publiques.
« Ce que nous voulons, c’est que chaque interprofession s’approprie son Plan stratégique de développement comme une boussole », a insisté Sidi Touré. Avant d’ajouter, dans un ton personnel : « Faites-moi confiance, je suis un homme de défis et d’engagement ».
Une reconnaissance, mais aussi un appui concret
En marge de la cérémonie, 517 équipements techniques ont été remis aux mareyeuses, ces femmes qui assurent une grande partie de la distribution des produits halieutiques sur les marchés ivoiriens. Un geste salué comme un pas de plus vers une meilleure inclusion des actrices de terrain.
Du côté des professionnels du secteur, la reconnaissance officielle est accueillie avec soulagement et espoir. « Grâce à cette décision, nous aurons enfin un vrai interlocuteur public. Ainsi que des moyens de peser dans les réformes », a confié un responsable d’interprofession.
Yves Toto, directeur des organisations professionnelles et président du comité d’organisation, a rendu hommage à l’engagement constant du ministre et à la vision présidentielle qui guide cette transformation.
Un tournant pour le secteur
Avec ce nouveau statut, les OIA accèdent à une reconnaissance qui leur permettra de dialoguer avec l’État. Aussi de mobiliser des financements et d’attirer des partenaires techniques. Notamment, dans une dynamique de transformation durable du secteur animal et halieutique en Côte d’Ivoire.
Loba Perez
