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En Côte d’Ivoire, une réorganisation majeure du paysage institutionnel vient d’être actée. Selon le décret n°2026-80 du 4 mars 2026, rendu public le 4 avril, les ports et aéroports passent désormais sous la tutelle technique du ministère des Infrastructures et de l’Entretien routier, dirigé par Hien Sié.
Jusqu’alors rattachées au ministère des Transports et des Affaires maritimes, ces infrastructures stratégiques changent ainsi de pilotage administratif.
Une centralisation des infrastructures de transport
Dans le détail, plusieurs entités clés sont concernées par ce transfert : le Port autonome d’Abidjan, le Port autonome de San Pedro, les aéroports d’Abidjan et de l’intérieur du pays. Cette nouvelle configuration place l’ensemble des infrastructures de transport sous une même autorité technique, avec pour objectif une meilleure cohérence dans leur gestion et leur développement.
Un retour à une organisation antérieure
Ce choix marque en réalité un retour à une organisation déjà connue. Par le passé, sous l’ère de Patrick Achi, alors ministre des Infrastructures économiques, ports et aéroports relevaient déjà de ce département. Ils avaient ensuite été transférés au ministère des Transports, avant de revenir aujourd’hui dans le giron des Infrastructures.
Un ministère au cœur de la stratégie nationale
Au-delà de ce transfert, le ministère dirigé par Hien Sié conserve plusieurs structures techniques essentielles : le Laboratoire du bâtiment et des travaux publics, AGEROUTE, le Fonds d’entretien routier, la Société ivoirienne de gestion du patrimoine ferroviaire et la SODEXAM
Une réforme inscrite dans la nouvelle architecture gouvernementale
Ce réaménagement intervient dans le cadre du gouvernement dit « Mambé II », qui redéfinit les attributions des 34 ministères. L’article 25 du décret confie au ministère des Infrastructures et de l’Entretien routier la mission de : concevoir et réaliser les infrastructures, assurer leur entretien
piloter les réseaux de transport (routes, ports, aéroports, ferroviaire, fluvio-lagunaire)
Une volonté de modernisation et d’efficacité
Le retour de l’appellation « Infrastructures » dans ce département ministériel, après plusieurs années d’absence, traduit une volonté claire : renforcer la cohérence et l’efficacité de l’action publique dans un secteur stratégique. Avec cette centralisation, l’État ivoirien entend accélérer la modernisation de ses équipements, tout en améliorant la coordination des projets structurants à l’échelle nationale.
En confiant ports et aéroports au ministère dirigé par Hien Sié, les autorités ivoiriennes posent les bases d’une gouvernance plus intégrée des infrastructures, considérées comme un levier clé de croissance et de compétitivité.
Sonia Coulibaly
