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Sécurité alimentaire : à Abidjan, les scientifiques traquent pesticides, métaux lourds et autres contaminants

ByÉquipe LeJourPile

Sep 24, 2026

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Comment mieux garantir ce qui arrive dans l’assiette des consommateurs africains ? La question est au cœur de la deuxième édition du Forum international des sciences analytiques et du contrôle qualité (FISACQ), ouverte mercredi 23 septembre 2026 à Abidjan.

Organisé par la Société savante africaine de contrôle qualité (2SACQ), le forum réunit des scientifiques et professionnels autour du thème « Sécurité alimentaire et santé : défis analytiques et réponses innovantes ».

Pendant quatre jours, les participants vont notamment réfléchir aux moyens de renforcer les capacités africaines de contrôle et d’analyse des produits alimentaires.

Détecter les risques avant qu’ils n’atteignent le consommateur

Pesticides, métaux lourds, résidus chimiques, emballages inadaptés ou encore fraude : les menaces auxquelles sont confrontés les consommateurs sont multiples.

Pour Adiko Marcelline, présidente du comité d’organisation, la sécurité alimentaire ne consiste plus seulement à garantir l’accès aux denrées. Elle doit également intégrer leur sécurité sanitaire, leur qualité nutritionnelle et leur traçabilité.

Le Professeur Ouattara Mahama, doyen de l’UFR des Sciences pharmaceutiques et biologiques, a insisté sur le rôle des laboratoires. Les technologies analytiques permettent aujourd’hui de rechercher des contaminants et de contribuer à la certification de la qualité des produits.

La technologie ne suffit pas

Le Professeur Aké N’Gbo, président de l’ASCAD et parrain scientifique du FISACQ, estime toutefois que l’équipement doit aller de pair avec une véritable culture scientifique de la qualité.

Méthodes fiables, normes harmonisées et personnel qualifié constituent, selon les participants, des conditions indispensables à un système de contrôle efficace.

Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Djimbala Diakité a également appelé à renforcer le lien entre recherche et besoins de la société.

Il a identifié plusieurs priorités pour la Côte d’Ivoire : renforcer les laboratoires et les plateaux techniques, mutualiser les infrastructures scientifiques et développer les collaborations entre universités, industriels et autorités réglementaires.

Jusqu’au 25 septembre

Le FISACQ 2026 doit permettre de poursuivre ces échanges à travers une trentaine de communications scientifiques, des rencontres B2B et des espaces d’exposition.

La rencontre, précédée d’un pré-forum les 21 et 22 septembre, se poursuivra jusqu’au 25 septembre à Abidjan.

Les travaux seront également marqués par la remise du Prix du jeune chercheur de la 2SACQ.

L’objectif affiché est de renforcer la capacité des pays africains à produire des analyses fiables et reconnues, afin que les données scientifiques puissent davantage guider les décisions sanitaires, industrielles et réglementaires.

Loba Christo