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À Ouagadougou, le ministre Moumouni Zoungrana appelle à renforcer les sciences, la technologie et la formation professionnelle pour répondre aux besoins d’un Burkina Faso qui veut davantage produire et transformer localement.
« À l’étape actuelle, nous avons besoin d’ingénieurs ! […] Nous avons besoin d’ouvriers qualifiés ! »
Le message du ministre burkinabè de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Enseignement secondaire est clair. Moumouni Zoungrana veut voir le système éducatif évoluer au rythme des ambitions économiques du pays.
Il s’exprimait mardi à l’ouverture de la conférence annuelle des personnels d’administration des établissements post-primaire et secondaire du Kadiogo, à Ouagadougou. La rencontre, qui se poursuit jusqu’au 24 septembre, porte sur la mise en œuvre des réformes dans l’enseignement secondaire et le développement des compétences.
« Nous voulons concevoir, nous voulons fabriquer »
Pour le ministre, le développement de la production locale ne peut pas reposer uniquement sur l’acquisition de machines ou d’équipements. Encore faut-il disposer des femmes et des hommes capables de les utiliser, de les entretenir et de les réparer.
D’où son insistance sur les filières scientifiques, technologiques et professionnelles, ainsi que sur les formations liées aux technologies de l’information.
« Ces machines-là, si elles sont en panne, qui les répare ? […] On va les réparer avec la science ! », a-t-il lancé.
Les sciences, sans abandonner les lettres
Moumouni Zoungrana a toutefois voulu écarter toute idée d’opposition entre sciences et sciences sociales. La priorité donnée aux disciplines scientifiques répond, selon lui, aux besoins actuels du pays et à l’évolution attendue de son économie.
L’objectif est notamment de renforcer les compétences dans la conception, la fabrication et la transformation des matières premières et des produits consommés localement.
Des encouragements pour les élèves
Le gouvernement veut également rendre les disciplines scientifiques plus attractives. Le ministre a évoqué le concours Hakili Miusso, qui récompense les élèves les plus performants en mathématiques, physique-chimie et chimie, avec des avantages pouvant concerner les études, le logement, la restauration ou encore la connexion.
Les enseignants qui les accompagnent sont également concernés par les mesures d’encouragement annoncées.
Autre volet : la reconversion. Le ministre assure que les personnels souhaitant acquérir de nouvelles compétences ou changer d’orientation ne seront pas exclus des réformes.
Au-delà de la réforme scolaire, le Burkina Faso cherche donc à répondre à une question très concrète : qui concevra, fabriquera, transformera et entretiendra les équipements nécessaires à la production de demain ?
Ljp
